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Compagnonnage, AOCDTF : servir ou ne pas se servir de "servir, ne pas se servir" ?

Les choses seraient claires : des salariés, syndiqués, et leurs représentants, n'agiraient que pour leurs intérêts tandis que les Honorables Compagnons seraient entièrement voués à servir, sans intérêt, la "cause du travail". Et pour les promoteurs/défenseurs de ceux-ci, il y aurait donc clairement ceux qui se servent de, et ceux qui ne se servent pas, mais servent - tout court. Les premiers seraient intéressés uniquement par l'intérêt matériel financier, les seconds par l'intérêt général sous toutes ces formes. 

Comment comprendre alors que des salariés prennent le risque d'agir pour l'intérêt général des salariés et de l'association, alors que, dès lors qu'ils le font, ils éprouvent problèmes, ennuis, difficultés, entraves, jusqu'au licenciement même ? Comment comprendre que des Compagnons si déterminés par l'intérêt général soient si motivés par l'argent ? par des contrats "juteux" ? et soient même prêts à associer le Compagnonnage avec le Patronat le plus réactionnaire ? Les faits sont pénibles et têtus : des salariés dont on dit qu'ils sont trop intéressés se révèlent "désintéressés" et des Compagnons dont on dit qu'ils sont "désintéressés" se révèlent être seulement "intéressés", au point d'oublier et l'Histoire du Compagnonnage, "les valeurs" et parfois même les principes de la morale (faut-il mentir pour être utile à... ?)

Dès lors, nous ne pouvons nous étonner de voir des "Compagnons" s'engager et s'associer pleinement au "management", forme moderne et étendue de manipulation et de mépris envers les salariés

Pour la section CGT, les, vrais, Compagnons, doivent impérativement tourner le dos à ces outils, ce langage, ces règles, de la "cupidité esthétisée".

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